Le Club des 5
Falcongate est un endroit assez idyllique. On y trouve des côtes déchiquetées semées de
grottes; au large, de petites îles; une campagne vallonnée remplie de bois et de vallées
cachées; une rivière qui serpente et dont une partie comprend des rapides; et un pittoresque
village plusieurs fois centenaire –avec ses maisons de pierre aux toits de chaume- mais qui
présente également des commodités modernes tels que des cafés et des vidéoclubs. Il s’agit
aussi d’un surprenant nid de mystères, de voyous et de crimes allant du délit mineur au
délit relativement grave. Pour un hameau paisible et pittoresque, c’est plutôt bondé de
faussaires, de contrebandiers et d’extorqueurs, ainsi que de pirates informatiques, de
saboteurs organisés et d’usurpateurs d’identité high-tech. Il faut s’occuper de tous ces bons à
rien, qu’ils soient du genre vieille école ou dernier cri, et cette tâche revient souvent à la
nouvelle génération du Club des Cinq.
Comme leurs parents avant eux, les membres du Club des Cinq cherchent à s’amuser
et à vivre des aventures, mais se retrouvent eux aussi fréquemment plongés jusqu’au cou
dans le danger et les complots. Et, comme leurs parents, ils se montrent toujours à la hauteur
de la tâche, utilisant leur connaissance de la nature, des techniques de survie et des bois pour
triompher. Et bien qu’ils se réfèrent, à l’occasion, aux aventures de leurs parents, les
membres du nouveau Club des Cinq sont bel et bien des jeunes modernes – ils sont
fans de nouvelle musique, regardent des films et adorent les nouvelles technologies qui les
sortent souvent d’affaire. De plus, ils connaissent bien les ‘trucs de la rue’ – même Jo, qui
habite à la campagne (et connaît donc aussi les ‘trucs de la campagne’ et les méthodes
traditionnelles).
Alors, qui sont les membres du nouveau Club des Cinq? Toujours des Kirrin et ils
continuent à passer leurs vacances scolaires --hiver, printemps, été et automne-- ensemble à
la campagne.
De toute la nouvelle fournée des Kirrin, Jo (diminutif de “Jyoti,” un mot
hindou signifiant “lumière”), une Anglo-indienne de 12 ans, est la plus
impatiente de perpétuer la tradition familiale. Elle est la fille de Claude (qui a
énormément voyagé dans l’Himalaya et a épousé un étudiant en chirurgie
dentaire, de Gujarat) et a grandi en entendant les récits des aventures
passionnantes vécues par les enfants Kirrin autrefois. Elle est impatiente de
vivre ses propres aventures, et comme elle a atteint l’âge où elle ne tient pas
particulièrement à ‘traîner’ avec sa mère, elle peut se servir des voyages
effectués par Claude lorsqu’elle était enfant comme précédent pour qu’on
l’autorise à s’aventurer toute seule. Bien que Jo, en tant que bonne
adolescente, ne tienne pas nécessairement être ‘copine’ avec Claude, elle adore néanmoins sa
mère, et ne s’étonne des folles excentricités de Claude (même si parfois, même Jo peut
trouver les frasques de sa mère un peu exagérées et embarrassantes, particulièrement devant
ses amis).
A la différence de ses cousins, qui habitent en ville, Jo est une fille de la campagne. C’est
inévitable –comme sa mère avant elle, Jo est un fier garçon manqué. Fille du grand air,
athlétique et aimant la compétition, elle s’enorgueillit de ne pas être high-tech et
autonome–s’il y a des escaliers taillés dans la paroi d’une gorge, elle préfèrera descendre en
rappel.
Jo n’est pas quelqu’un de patient – elle déteste avoir à attendre pour quelque chose, et veut
toujours être sur la brèche. Ceci, allié avec son approche « faut-jamais-renoncer » et « jepeux-
tout-faire », l’amène souvent à tenter des exploits qui frôlent l’exagération comique,
qu’il s’agisse d’essayer d’escalader une clôture de 30 pieds de haut, ou de se déguiser en chef
bien portant, spécialiste des sushis pour se glisser en douce dans la cuisine d’un restaurant
afin de découvrir un indice.
Max, 13 ans, est le fils de Mick et l’aîné du groupe. Il est une sorte
d’écolo-accro-aux-sports-extrêmes. Bien de sa personne, avec un air ‘saut du
lit’, un peu lunaire (pensez à un jeune Owen Wilson), il a la “et un, et deux, et
trois-zéro!” attitude, et est toujours prêt à essayer la piste de VTT la plus raide,
le saut en skateboard le plus difficile, la partie des rapides la plus dangereuse –
sous bien des rapports, il est comme un joyeux Labrador Retriever sous forme
humaine. Son amour du risque lui vaut fréquemment des coups sur la
tête, ce qui le laisse en permanence dans une sorte d’agréable brouillard, et le
rend susceptible de croire à peu près tout ce que tout le monde lui dit. Par
conséquent, il croit plus ou moins à toutes les théories de complots qu’il découvre par hasard
sur Internet, et est toujours prêt à soupçonner que tout mystère auquel lui et ses cousins sont
confrontés a des implications bien plus profondes. Bien qui ne soit pas le plus malin de la
bande, il n’a absolument peur de rien (ou, en tous cas, ne se rend pas compte du danger)
et est loyal envers ses cousins à cent pourcent. C’est un jeune homme pas compliqué, qui
profite de la vie et préfère remettre à plus tard, et ce, le plus longtemps possible, le fait de
“grandir”. C’est un grand amateur de gourmandises, spécialiste du grignotage en tout genre
et toujours à l’affût du fast food ou autre snack idéal.
Allie, 12 ans, a grandi à Malibu, Californie, où sa mère, Annie, s’est
installée après l’université. Allie est une jeune californienne – elle adore le
shopping, aller au restaurant, et se faire belle. Et elle adore ses cousins –
en fait, elle adore à peu près tout le monde – avec l’enthousiasme débordant
d’une Reese Witherspoon de 12 ans. Parce qu’Annie a réussit en tant que
négociante en objets d’art, elle passe une bonne partie de sa vie à assister à des
galas et des fêtes, auxquels Allie l’accompagne. Ainsi, Allie a grandi avec
l’impression que la vie est une réception, avec de délicieux rafraîchissements,
des pochettes-surprise et un service de voiturier. A Falcongate, elle se sent un peu
décalée – les coutumes sont différentes, la nourriture est étrange, et en plein air, elle est
perdue. De plus, sa garde-robe n’est pas toujours vraiment appropriée – par exemple, elle
peut se retrouver portant des talons hauts bien choisis, mais pas vraiment idéals pour une
randonnée dans les Highlands d’Ecosse, ou des boucles d’oreille et un collier en perle de
corail qui peuvent s’accrocher si on a à ramper sous une bordure de haies. Elle apprécie
beaucoup ses cousins, intriguée par les mystères qu’ils rencontrent, et son désir de faire
plaisir la rend touchante. Et, en fin de compte, même si un escarpin à talon haut ce n’est pas
bon pour faire du VTT, cela peut s’avérer être tout juste ce qu’il faut pour crocheter la
serrure rouillée d’un vieux phare sinistre.
Agé de 11 ans, Dylan est le plus jeune du groupe. Enfin,
chronologiquement parlant. En réalité, il a l’esprit et l’âme d’un magnat des
affaires internationales de 30 ans. Malin et plein de ressources, il est toujours
partant pour s’amuser, mais il recherche toujours une approche qui lui
permette de s’enrichir, ou, tout au moins, d’améliorer ses finances. En résumé,
c’est un arnaqueur-né, qui a le sentiment que son père, François (qui est
devenu un professeur de littérature très aimé) et les autres jeunes du Club ont
raté une occasion de transformer leurs aventures en une entreprise lucrative. A
cette fin, Dylan est on ne peut plus connecté, branché en permanence sur
Internet. Il prend des photos numériques qu’il charge sur son site web (“WowDylan.org”),
et est toujours en train de mettre son profil à jour afin d’attirer le maximum de visiteurs. En
dépit de ses objectifs commerciaux, il est toujours, au fond, un petit garçon, et est sujet à
interrompre son examen des performances du marché boursier japonais en faveur d’un
lâcher de citrouille du haut d’une falaise, juste pour la voir s’écraser. Et bien qu’il soit
déterminé à devenir riche et célèbre, sa conscience le travaille et l’amène en définitive à
faire ce qui est bien, même si cela signifie laisser passer une occasion de faire du profit.
Mais s’il se retrouve effectivement plein aux as, sa nature généreuse le conduit à partager sa
richesse avec ses cousins. Du moins, jusqu’à un point qu’il considère raisonnable –après tout,
il n’est pas un organisme de charité. Tout comme son modèle, Richard Branson, il est animé
d’un désir tenace de se faire un tas d’argent, mais il est impossible de ne pas l’aimer.
Comme le Club des Cinq d’origine, cette
équipe est toujours accompagnée d’un chien, dans ce cas-ci le
chien de Jo, Dagobert, comme l’animal d’origine de Claude.
Dagobert est fait pour une vie d’aventures en plein air, qu’il
adore tout autant que les jeunes. Membre à part entière du Club
des Cinq, Dagobert est plus malin qu’un chien lambda, et
doté d’une perspicacité quasi-humaine. En fait, avec ses sens canins aiguisés (il peut entendre
des pas silencieux, et sentir du bacon à 1km) Dagobert remarquera parfois des choses qui
échappent aux Kirrin. En fait, les enfants sont fréquemment surpris par l’intelligence et les
facultés de perception de Dagobert – par exemple, ils pourraient avoir désespérément
besoin d’un tournevis, et Dagobert pourrait trouver une vieille pièce qui ferait très bien
l’affaire. Et il est toujours prêt à agir d’instinct – une réactivité qui lui vaudra au moins un
“moment d’héroïsme” par épisode.
Malheureusement pour Dagobert, sa promptitude à passer à l’action peut produire des
mini catastrophes – ce n’est pas qu’il soit sujet aux accidents, mais s’il y a une flaque d’huile
sur laquelle glisser, c’est lui qui va y glisser (c’est à dire que Dagobert fournit des occasions
de ‘comique visuel’, tant que cela reste cohérent avec le fait qu’il soit un chien). Et tout
“super-chien” qu’il soit, il reste un chien, ce qui veut dire qu’il ne fera jamais l’impasse sur
une sieste ou un casse-croûte. Cependant, il est probablement plus intelligent que la plupart
des chiens que vous rencontrerez quand il s’agit d’atteindre ces objectifs.